Abitibi-Témiscamingue: le dépassement en vacances

6 septembre 2017

Grimper dans les arbres, jouer avec les abeilles, trouver des fossiles, faire de l’équitation: ça finit bien les vacances non? L’Abitibi-Témiscamingue nous a offert plein de belles occasions de relever de nouveaux défis. Ça a aussi été une superbe façon de les préparer pour la rentrée. Vous savez, ce moment stressant, inquiétant où on rencontre de nouveaux amis, un nouveau professeur.

Arbre-en-arbre: vaincre la peur des hauteurs

Tout a commencé au Parc Aventure Joannès, à quelques kilomètres de Rouyn-Noranda. Un parc où les sentiers sont pensés pour motiver les enfants à découvrir chaque coin de la forêt. Un sentier d’hébertisme, deux sentiers en labyrinthes et évidemment, les parcours arbre-en-arbre. Je pensais que nous allions faire le parcours le plus facile en famille mais Alice n’avait pas la grandeur et l’âge requis. De plus, les parents ne sont pas admis sur le parcours des enfants. Fiston, qui aime pourtant faire de l’escalade, a failli changer d’idée. Une étape à la fois, il a bâti son courage. Il a pris une grande respiration à chaque obstacle, je le suivais à chaque pas. « Ça me fait chaud dans mon corps et ça me donne du courage quand tu me parles maman. » Mon coeur de maman a fondu sur place. Il fera 2 fois le parcours comme un pro.

Après le pique-nique, on joue au mini-putt puis on attaque le petit labyrinthe. Chacun leur tour, ils décident du parcours à prendre. Ils courent à travers les arbres. De là, on trouve le sentier d’hébertisme. Ça grimpe, ça court, ça saute, ça rit.  À la fin, ils ne demandent qu’une chose: aller à la plage. Ils y passeront 2 heures à creuser des trous, former des montagnes et jouer avec les amis qui passeront par là.

Les abeilles nos amies

En allant à la Miellerie de la Grande Ourse près d’Amos, je ne savais pas à quel point nous allions nous approcher des ruches. Je savais qu’ils avaient créé un super trailer en moustiquaire pour permettre à tous de s’approcher des ruches et de les observer. Mais quand on m’a offert de prendre des habits d’apiculteurs, je n’ai pas pu résister. Je n’ai pas consulté les enfants, je leur ai imposé. Se déguiser les a bien amusés. Quand est venu le temps de s’approcher des abeilles, Alice a eu un moment d’hésitation. « Tu as ton armure contre les abeilles. En plus, elles sont gentilles. » Un pas à la fois, elle s’est approchée. Ils ont tous deux enfumé la ruche, ils ont tous deux tenu les rayons. On a même observé des abeilles naître! À la fin, Alice mettait des abeilles sur ses gants, leur parlait et leur a même donné un nom. Le miel ne goûtera plus jamais pareil!

 

 

 

 

Indiana Jones au Témiscamingue

Mes deux poulets adorent les dinosaures. C’est TOUJOURS une activité gagnante que d’aller voir les musées d’histoire naturelle. Le Fossilarium, c’est une étape plus près d’Indiana Jones. Au musée, des fossiles datant de millions d’années sont les témoins de l’évolution de la planète. Saviez-vous qu’il y a 80 millions d’années, l’année terrestre durait plus de 400 jours? La lune était alors plus près de la terre, la faisant tourner plus rapidement sur elle-même. C’est un fossile qui nous l’a dit. Oui oui! L’exposition est passionnante, surtout pour les grands. Mais la partie qui vaut vraiment le détour, c’est la recherche de fossiles. On nous emmène alors dans des champs de fossiles où on les trouve par dizaines. Alice et Émerik creusent, fouillent, cassent les pierres et les ramènent à la guide qui les identifient. « J’en ai 3 sur ma roche maman! Ça fait plus de papiers dans mon sac! » Parce que chaque fossile reçoit son petit papier explicatif et l’objectif d’Émerik est d’en avoir le plus possible. Ils en parleront encore pendant plusieurs jours après.

 

 

 

 

Prendre soin de Charlie et Charlotte

Nous arrivons à la Ferme du Centaure en fin de journée. Orphée est en train de donner un cours. Nous sommes accueillis par un adorable chat qu’ils ont sauvé du froid. Sitôt le cours terminé, Orphée vient nous présenter son écurie. Des chevaux qui profitent du grand air du Témiscamingue. Alice et Émerik les gâtent allègrement de mon gazon frais. Puis c’est le temps de préparer leur monture. Ils font la connaissance de Charlie et Charlotte, les brossent et installent eux-même leur scelle. Alice est très sérieuse, très solennelle. Elle prend son travail très au sérieux. Émerik trouve les règles compliquées à retenir. Il ne s’attendait pas à ça. Après un moment de découragement, il se remet au travail.  Au moment de monter, ils ont déjà appris à les connaître un peu. Ils apprennent à les diriger, à les commander, à faire même des diagonales. Les voir si petits sur de si grosses bêtes, même si ce sont des poneys, confiants et en contrôle me remplit de fierté.

 

C’est sur cette note que nos vacances ce sont terminées. Alors que mes poussins s’accomplissaient et se dépassaient, maman aussi prenait confiance. Une force qui nous sert maintenant pendant les premières journées d’école.

Ces activités m’ont été offertes. Notre expérience est tout autant authentique. Cet article a été écrit par mes blanches mains seulement et n’a nécessité l’approbation de personne.

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