Cueillir l’été

9 août 2018

Je me souviens des chaudes journées de juin que l’on passait avec ma mère à cueillir des fraises. Elle remplissait d’énormes chaudières pendant qu’on mangeait les fruits à s’en donner mal au ventre. J’adorais ces journées dans les champs. Quand j’étais petite, elle entretenait aussi un immense jardin qui nous assurait d’avoir des ketchups, des confitures et des plats mijotés une bonne partie de l’hiver. On mangeait les petits pois à même les plants. Je ne fais pas de jardin, je n’ai vraiment pas le pousse vert. Mais je vais cueillir chez les autres. Les enfants aimeront toujours se retrouver à la campagne et récolter leurs propres fruits. C’est indémodable. Cet été, on a varié un peu les plaisirs. Ça commencé par la cueillette des griottes à St-Paul-d’Abbotsford.

Croque Cerise: découvrir un nouveau fruit

Une publication Facebook annonçant le début de la cueillette de cerises chez Croque Cerise a piqué ma curiosité. Je me suis dit que ça faisait changement des traditionnelles fraises, que j’avais manquées. On a donc préparé notre lunch et pris la route de St-Paul-d’Abbotsford. Pour faire la cueillette de la griotte, une petite cerise très acidulée, on doit acheter un panier par personne. Chacun son panier, ça évite la chicane. Les petits fruits rouges dans les arbres verts me rappellent la cueillette des pommes. Comme je ne suis pas certaine de ce que je ferai de ce fruit que je ne connaissais pas, on ne remplit pas trop. Je refuse de gaspiller le travail des cultivateurs.

Après notre pique-nique, on passe à la dégustation des produits. Les confitures sont savoureuses et le jus aux pommes et cerises est désaltérant comme un bon thé glacé. Je découvre alors le goût du fruit transformé qui change complètement. Elle est toujours acidulée mais son goût remplit la bouche. Finalement, je préparerai les cerises en les dénoyautant et en les faisant cuire avec un peu d’eau et de sirop d’érable. Nous avons passé la fin de semaine à en mettre sur le yogourt et la crème glacée: du bonheur dans la bouche! Et je ne sais pas pourquoi, ça me rappelait mes grands-mères.

La cueillette ne dure qu’une semaine ou deux. Il faut rester aux aguets et y aller dès le début pour profiter de ces petits trésors rouges.

Rougemont sans les pommes

Je n’ai jamais osé aller à Rougemont pendant la période de la cueillette des pommes. C’est l’envie de cueillir des tomates qui nous a menés chez Mont-Rouge. Malheureusement, la cueillette des tomates se fait à la fin août (nous irons, c’est sûr!) mais ils avaient toujours des fraises et les premiers maïs étaient cueillis. Je n’ai jamais vu d’aussi grosses fraises, rouges et pleines de soleil. Cette variété tardive est tout simplement délicieuse. Mon enthousiasme a tellement pris le dessus que nous avons finalement cueilli 4 gallons de cerises! Nous les avons partagées avec tous ceux que nous avons croisé les jours d’après et elles se sont même retrouvées aux côtés de la compote de griottes. L’été à son meilleur. Le maïs ramené pour le souper était tout aussi bon et satisfaisant.

Juste à côté du cultivateur se trouve le vignoble et verger Domaine de Lavoie. Une dégustation s’imposait… Comme nous n’étions pas dans la période des vendanges et de la récolte des pommes, nous avions tout le temps et l’espace pour déguster agréablement les produits. Même les enfants ont pu participer avec un petit verre de moût de pommes! Nous repartons avec une récolte de poiré de glace et des canettes de Hugues pommes et houblon: un cidre au léger goût de bière rafraîchissant et désaltérant. La prochaine récolte inclura sûrement une bouteille de Trappeur avec son goût près du porto mais moins sucré.

Je me concentre ici sur la région de la Montérégie mais nous avons également cueilli des bleuets à pleines poignées sur le bord de la route dans le nord des Laurentides et en Abitibi-Témiscamingue. Tous ces fruits cueillis à la main, à l’apogée de leur mûrissement et de leur saveur sont meilleurs que tout ce que l’on peut retrouver à l’épicerie ou même dans les marchés publics. La satisfaction du travail accompli, la rencontre avec les cultivateurs décuple le plaisir. Et c’est là que l’été est à son meilleur.

3 Commentaires

  1. Commentaire par Annabelle

    Annabelle Répodnre 9 août 2018 at 20 h 09 min

    Très joli article qui nous rappelle les petits plaisirs simples de l’été et qui m’offre des bonnes adresses que je ne connaissais pas mais qui font saliver!

    • Commentaire par Pascale Langlois

      Pascale Langlois Répodnre 21 août 2018 at 15 h 38 min

      Ça fait plaisir ça! Tu cuisines quoi l’été?

      • Commentaire par Annabelle

        Annabelle Répodnre 21 août 2018 at 18 h 07 min

        Fruits et légumes d’ici évidemment! Mais aussi les fromages. L’été, c’est le moment idéal pour découvrir les fromageries des régions!

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