La fois où j’ai (presque) fait du traîneau à chien

24 mars 2017

Le traîneau à chien, c’est le grand classique du tourisme hivernal au Québec. Mais comme toutes les activités extérieures, elle dépend de Dame Nature. Hors, n’en déplaise à notre voisin orange du sud, les hivers québécois n’ont jamais été aussi chauds. Et ça se ressent jusque dans les régions du nord du Québec. Abitibi-Témiscamingue compris!

Prendre soin de sa meute

Au Chenil d’Aiguebelle, on ne prend aucune chance. Entre la pluie, le manque de neige et le verglas, les conditions sont réunies pour que les chiens se blessent. On annule donc la sortie en traîneau. Une décision responsable qui n’est pas prise par tous les chenils.

« On ne voulait pas dépendre à 100% des sorties en traîneau pour les touristes. Ça met trop de pression sur les chiens. C’est pourquoi on offre d’autres services qui assurent nos revenus à l’année. »

Lorsque je les visite, Élyse et Carl reviennent tout juste d’une course aux États-Unis. Ils ont dû abandonner en cours de route à cause des conditions trop difficiles pour les chiens. Le plaisir doit rester la priorité. Ils n’en avaient plus.

Grosse dose d’amour

Dès que l’on sort de la voiture, notre présence est remarquée. Les chiens s’excitent et sont heureux à la perspective de sortir, de jouer et d’avoir de l’attention. Je ne me fais pas prier. Ils sont tellement adorables! Un gros condensé d’amour et de thérapie.

Ils sont attachés pour garder un peu d’ordre mais ils peuvent tous être détachés sans danger. Ils sont affectueux et reviennent au pas de course dès qu’on les appelle. Ce sont des chiens heureux et ça se voit.

« Pour choisir une bonne place de traîneau à chien, il faut voir l’état des lieux. Si leur espace est en mauvais état, c’est sûr que les chiens ne sont pas bien traités. »

J’avoue avoir eu un pincement au coeur la semaine suivante lorsque j’ai vu des chiens tirer un traîneau dans des conditions météo bien pires que celles que nous avions la journée de notre rencontre ratée. Ces pauvres chiens avaient sans doute beaucoup moins de plaisir…

Tout ça ne nous empêche pas d’aller explorer le domaine du chenil. On détache quelques chiens, non sans faire des jaloux. Une belle promenade en forêt en joyeuse compagnie!

Le départ est difficile. On ne peut s’empêcher de câliner les chiens pratiquement un par un. On le fait un peu pour eux, mais surtout pour nous. Un contact thérapeutique.

Merci à Tourisme Abitibi-Témiscamingue de m’avoir reçue.

Épinglez-moi sur Pinterest!

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Allé en haut