Remonter l’histoire au fil de l’eau: de Montmagny à St-Jean-Port-Joli

2 août 2017

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’ai une passion dévorante pour le Fleuve St-Laurent et pour l’histoire. Quand les deux se combinent, j’avoue être totalement conquise et charmée. Je vous l’accorde, l’histoire, ce n’est pas toujours passionnant. Mais quand c’est raconté de belle façon, dur de résister. La région de Chaudières-Appalaches a su nous transporter dans un voyage vers le passé.

Ouvrir les horizons à Grosse-Île

Au milieu du fleuve, aux portes de Québec, on retrouve un joyau de l’histoire du Québec et du Canada. Grosse-Île fut autrefois la porte d’entrée de milliers d’immigrants. Tout comme eux, on y arrive par bateau. Les 45 minutes sur le fleuve nous permettent de faire la transition entre le présent et le passé. L’équipage des Croisières Lachance nous parlent avec passion de l’archipel dont font parti Grosse-Île et l’Isle-aux-Grues.  Résidents depuis plusieurs générations, l’humour et les histoires de pêche ponctuent notre traversée.

Aussitôt débarqués, les employés de Parcs Canada nous prennent en charge et nous dirigent vers les différentes visites guidées. Personnellement, je les aurais toutes faites mais les petits avaient une autre envie. On a donc débuté notre pèlerinage dans la portion Est de l’île. Ils avaient repéré la croix en mémoire des Irlandais morts sur l’île, en grande partie pendant l’été de 1847 alors que la famine fait rage en Irlande et qu’une épidémie de typhus prend de l’ampleur. La vue est splendide et l’endroit appelle au recueillement. Je suis contente que nous y soyions seuls. En poursuivant notre balade, nous nous retrouvons sur le site de l’un des cimetières et du mémorial où le nom de toutes les personnes décédées sur l’île se retrouvent. Ce monument aide à peine à mesurer l’ampleur du courage de ces immigrants à la recherche d’une vie meilleure.

En deuxième partie de visite, nous embarquons dans l’autobus qui mène au village et aux bâtiments de la partie Ouest de l’île. Ça repose les petites jambes des cocos et la description de la vie des résidents de l’île est tout simplement passionnante. Imaginez, quelques courageux qui font face aux maladies pour aider les immigrants loin de chez eux.

 

Nous terminons par le commencement: l’arrivée et la désinfection des arrivants. À travers ce bâtiment, nous faisons le trajet exact que les immigrants faisaient lorsqu’ils pouvaient enfin quitter leur navire. Nettoyage, inspection, examen médical, le tout dans une langue étrangère. Un processus qui devait ajouter au traumatisme de l’immigration. Une excitation mêlée de peur et de fatigue. En expliquant tout le processus aux enfants, j’ai pu discuter d’immigration avec les enfants. Surtout qu’ils fréquentent plusieurs immigrants à l’école. Leur faire prendre conscience des raisons qui peuvent pousser les gens à tout quitter. Je crois sincèrement que tous devraient visiter cet endroit pour être plus sensibles à leur réalité et faire preuve d’un peu plus d’ouverture…

 

Le fleuve et ses bâteaux

On ne peut pas parler du fleuve sans parler de ses bateaux. Le Musée Maritime du Québec est tout indiqué pour les découvrir. Des explorateurs incroyables à la conquête du Nord, des navigateurs téméraires dans une folle traversée de l’Atlantique en radeau, une tragédie maritime encore plus grande que le Titanic, un programme d’essai ultra secret de l’Armée canadienne. Ça se retrouve tout au même endroit! Alors que je croyais faire la visite en une heure ou deux, nous y avons passé la journée! Les visites des bateaux comme de véritables labyrinthes à découvrir ont particulièrement ravis les petits. Prévoyez un pique-nique, l’endroit est parfait pour vous arrêter dîner. Complétez la visite en mangeant une crème glacée sur le quai de l’Islet.

L’histoire vivante

Qu’est-ce que ça veut dire « histoire vivante »? C’est l’histoire qui peut encore nous être racontée par des personnes toujours en vie. C’est l’histoire dont certains se souviennent encore mais que plusieurs n’ont pas connue. Comme le temps des sucres à l’érablière familiale, comme les coupons de rationnement pendant la Deuxième guerre mondiale, comme la cueillette des pissenlits pour en faire du vin. Des histoires, des savoir-faire parfois disparus, ou presque… Le Musée de la mémoire vivante nous présente ces objets et l’histoire nous est racontée par ceux qui l’ont vécue, pas par des historiens. C’est rempli d’émotions et d’amour. Pour les petits, le format d’exposition est parfait: une petite salle, des objets et des écrans pour choisir chacun l’histoire qu’ils avaient envie d’entendre. Même les minis Antoine et Noémie se sont amusés. Et dans les jardins, vous pourriez faire des rencontres intéressantes…

Même si c’est congé d’école, on peut encore apprendre en s’amusant. Ce que j’aime le plus c’est que ce genre de visite permet aux enfants de mieux comprendre, petit à petit, le monde dans lequel ils vivent. Parce que pour savoir où ils s’en vont, ils doivent savoir d’où ils viennent. Qu’en pensez-vous?

Pratique:

Pour toutes les informations sur ces sites, visitez leur site web:

Lieu historique national de Grosse-île-et-le-mémorial-aux -Irlandais https://www.pc.gc.ca/fr/lhn-nhs/qc/grosseile

Musée maritime du Québec http://www.mmq.qc.ca/

Musée de la mémoire vivante http://www.memoirevivante.org/

Merci à Tourisme Chaudière-Appalaches de nous avoir reçus.

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