Les vacances d’une blogueuse voyage

12 juillet 2017

J’ai un travail, ou du moins une partie de mon travail, qui fait envie à plusieurs. En fait, on est de plus en plus nombreux dans les écuries à vouloir voyager et être payés pour le faire. Je ne le suis pas tout le temps mais je suis d’autant plus privilégiée lorsque ça arrive.

Le problème – s’il y en a un pour vrai #firstworldproblem – c’est qu’une fois la machine lancée, il est bien difficile de s’arrêter. Que même sur la plus belle plage du monde, j’ai le cerveau qui roule à mille à l’heure. « Tiens, ça ferait une belle photo pour Instagram. » « Oh! Il faut que je me souvienne de cette anecdote. » C’est ben triste, je sais…

Sauf que depuis plus d’un an, je vis quand même une période de stress assez intense. Par bonheur, cette partie de mon travail me permet de me changer quand même les idées. Mais dernièrement, j’ai commencé à prendre conscience de cette hyper connectivité. De son effet sur mon cerveau, mon stress, ma présence auprès de mes enfants.

Alors comment je fais pour me déconnecter? Je me fais inviter par des amis dans leur chalet familial. Dans un coin perdu des Laurentides. Autour d’un lac pratiquement privé. Avec une connexion plutôt inexistante. Juste ce qui faut pour vérifier l’adresse de l’épicerie.

Un endroit paradisiaque mais qui n’a pas grand intérêt pour les voyageurs. Vous ne pourrez pas louer un chalet autour de ce lac. Le village n’a rien d’autre à offrir que la superbe piste cyclable du Petit train du nord. Bref, pas grand chose à vous raconter à part mes entraînements de triathlon.

Un vide rempli par le chant des grenouilles, des ouaouarons et des huards. Par les cris des enfants qui chassent les couleuvres et pêchent les crapets-soleil même sous la pluie. Par les yeux pétillants de fiston qui fait du kayak pour la première fois, qui plonge dans le lac à partir du ponton pour suivre les copains. Par les rires de mon amazone qui s’invente des histoires d’aventures et de chasse aux trésors avec son ami.

J’ai pris des photos. Des dizaines de photos. Pour le souvenir. Pour essayer d’attraper ces petits trésors volages qui pourront nourrir mes rêveries des prochaines semaines. Juste l’envie de me rappeler combien tous ces êtres, petits et grands, sont beaux, vivants et pétillants. Combien je les aime.

Lundi matin, les enfants sont en peine d’amour de quitter la petite bicoque et surtout leurs amis. Je ne peux pas leur expliquer que ces moments sont si beaux et si parfaits que parce qu’ils ne durent pas. Je ne peux que leur promettre que nous en créeront d’autres, encore et toujours je l’espère.

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