Romance en Outaouais

18 décembre 2017

L’accueil est chaleureux, la salle est couverte de liège, des coupes sont accrochées au-dessus des tables, nous venons d’arriver à Gatineau et nous entamons notre escapade en amoureux au réputé Soif!, le bar à vin de la sommelière Véronique Rivest. Ces quelques heures de d’évasion sont prometteuses!

Le bar à vin du bonheur

L’année dernière, j’ai eu la chance de partager un dîner avec Véronique Rivest, juste avant Noël. Son bonheur à manger de bons plats et boire de bons vins était communicatif. Et son restaurant est à cette image.

C’est le début parfait à notre séjour. Le menu est simple mais c’est pour mettre tous les efforts à la perfection des goûts et des textures de chacun. La courge et la mousse de feta, le tartare de boeufs et les desserts, tout est parfait! Si on avait décidé de partager une entrée, c’était impossible pour les desserts.

Et pour les vins? J’ai opté pour un combo de 3 vins en dégustation. Les conseils sont bienveillants et sans jugement. Notre serveuse m’avait conseillé de prendre le blanc avant les bulles, simplement parce que le premier était plus doux que le second. Finalement, le bulles seront bues avec le dessert. « Des bulles, c’est bon avec tout! » qu’elle nous dit. Chéri lui a plutôt opté pour une bière de microbrasserie. Parce que oui, les amateurs de bières seront aussi bien servis. Je vous le dis, ici c’est le plaisir et le bonheur avant tout, peu importe ce que vous buvez.

En passant, la carte du midi est tout à fait abordable et vous seriez fous de vous en passer!

Au musée en amoureux

Après s’être nourri la pense, on va se nourrir l’esprit. La nouvelle exposition sur l’histoire du Canada au Musée canadien de l’histoire est une merveille. C’est une traversée incroyable de notre vaste territoire et de son histoire, débutant avant même l’arrivée des premiers colons. J’en avais fait la visite avant son ouverture mais cette fois, je voulais prendre tout mon temps, sans enfants.

Au cours des trois salles, on tricote tranquillement le parcours d’un pays. Il y a certes une tonne d’éléments, de textes, de choses à voir et à toucher. Mais on peut aisément piger dans les éléments qui nous intéressent le plus. Au fil de la visite, la férue d’histoire que je suis apprend tout de même que Champlain avait une grande vision pour la colonie qui s’étendait beaucoup plus loin que la fondation de Québec. J’apprends que les Patriotes n’étaient pas les seuls à avoir des revendications lors des révoltes 1837-1838, qu’ils avaient des compatriotes dans le Haut-Canada et que ce sont ces mêmes revendications qui étaient à la base de la confédération. Le Canada Uni aura finalement servi à nous affranchir de la couronne britannique.

Mais même après trois heures dans l’exposition, je dois une fois de plus précipiter la fin de notre visite, c’est l’heure de fermeture… Mais plusieurs jours après notre visite, chéri m’en parle encore. Pourquoi un musée d’histoire en amoureux? Parce que ça nous permet de discuter, d’échanger des idées et d’avoir autre chose à parler que de nos enfants (qu’on adore mais tsé…)

Wakefield, bijou secret

Au coeur du parc de la Gatineau se trouve le petit village de Wakefield. À vingt minutes au nord de Gatineau, niché entre les montagnes et la rivière, il reste ce témoin presque intouché de l’époque industrielle. Les boutiques et les cafés se suivent et sont tous plus invitants les uns que les autres. Au dépanneur, on retrouve une sélection incroyable de bières de microbrasserie. Pour souper, on s’attable au Café Le Hibou, une salle à manger chaleureuse et une nourriture simple pour plaire à tout le monde. À la boulangerie, on ne peut résister aux beignes maison et aux scones qui sont tout simplement délicieux. Si nous avions eu plus de temps, nous aurions sûrement pris le temps de boire un café dans la salle baignée de lumière du Chamberlain’s Lookout avec vue sur la rivière.

Nous passons la nuit au Moulin Wakefield, un ancien moulin recyclé en superbe auberge tranquille. Le décor nous transporte dans un autre monde. Tout est romantique à souhait! De l’autre côté de la rivière, un superbe manoir est juché au haut d’une falaise, comme pour surveiller ce qui se passe au moulin. La chambre est douillette, simple et réconfortante. Au son de la chute et de la rivière, notre nuit sera bercée en douceur. Le déjeuner se prend dans la verrière du superbe restaurant Muse. Un déjeuner copieux et original. « Prenez votre temps, relaxez » que notre serveuse nous répète plusieurs fois. Ça semble être le mot d’ordre de tout le village. À surveiller: l’ouverture de la Maison O’Brien, par les mêmes propriétaires. Un grand manoir construit en 1930 aux abords du lac Meech transformé en hôtel boutique d’une dizaine de chambres. Ça promet!

Une finale en douceur

Dehors, la tempête se prépare et menace notre retour à la maison. Mais avant de prendre la route, nous nous arrêtons au plus grand spa d’Amérique du nord: le Nordik à Chelsea. À mi chemin entre Wakefiled et Gatineau, c’est presque un arrêt obligatoire. L’immense domaine est séparé en trois sections, une où on doit être en silence, l’autre où on peut chuchoter et l’autre où on peut discuter. Trois expériences pour plaire à tous. On n’a malheureusement pas de temps pour essayer tous les saunas, les bains et espaces de repos différents. On aurait pu y passer des jours! (D’ailleurs, un hôtel sera en construction l’année prochaine.)

Crédit: Nordik Spa-Nature

On a tout de même eu le temps d’y vivre l’expérience la plus relaxante que j’aie eue dans un spa: le bain Källa. Complètement retiré du site, une salle bétonnée pour avoir tout le silence du monde et un bain flottant qui porte tout notre poids, de la tête aux pieds. On s’y retrouve complètement en apesanteur, tous nos muscles se détendent et la douce musique qui joue sous l’eau nous transporte dans un état méditatif sans égal. J’aurais pu y passer la journée entière.

Chaque année, un nouvel élément s’ajoute, une nouvelle expérience inédite est offerte. Mais c’est certain que je n’attendrai pas un an pour y retourner!

Il y a quelque chose de magique et romantique en Outaouais. Sans doute le charme anglais et l’histoire si bien conservée des lieux. Une région tout à fait unique pour les amoureux.

Merci à Tourisme Outaouais, Soif, le Moulin Wakefield, le Musée canadien de l’histoire et le Nordik pour leur accueil.

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